Genèse d’une trilogie

Raconter des histoires, c’est primordial dans le travail de la compagnie Acétés.

C’est ainsi qu’après avoir cheminé un temps (entre 2013 et 2017) avec l’univers de Gustave Akakpo, Cédric Brossard lui confie l’écriture de la prochaine création d’Acétés.
Ensemble, ils découvrent le projet de boucle ferroviaire piloté par le groupe Bolloré, sensée relier Abidjan à Cotonou et Lomé en passant par Ouagadougou et Niamey : 1 500 km de voie ferrée à réhabiliter, 1 500 à construire, 2,5 milliards d’euros d’investissement, 30 fois la tour Effel en tonnage de rails, le volume de la pyramide de Khéops en ballaste, voici les ingrédients de la conquête de l’ouest africain menée par ce groupe industriel français.

Immergés dans l’univers du Western pour la création de Bolando, roi des Gitans, la compagnie redécouvre avec évidence un incontournable du genre : la trilogie du dollar.
Le désir de poursuivre cette aventure sous la forme d’une trilogie apparait ainsi.

La trilogie du CFA

de Gustave Akakpo

Traque

de Hakim Bah

...........

de Dieudonné Niangouna

La BBC Afrique… à la française

Un écart se joue dans la mondialisation du continent : alors que l’État français fantasme toujours son influence en Afrique et dans le monde, quelques grands groupes français – qui ne représentent pas l’État à la différence d’Elf dans les années 1960-1990 – se taillent la part du lion : « Bouygues, Bolloré, Castel : le trio des condottieri » comme les appelle Antoine Glaser dans son ouvrage Arrogant comme un français en Afrique (Ed Fayard) :

« Lorsque les parts de marché de la France se sont effondrées en Afrique, ce qui a dominé d’un point de vue du business, est ce que l’on appelle le « business français familial », incarné par ce que j’appelle avec humour la « BBC » : Bouygues, Bolloré et Castel. Dans ces trois cas, on est en présence de personnalités qui investissent leur propre argent et qui, par ailleurs, connaissent bien les élites locales. Ce sont les seuls qui ont réussi à se maintenir, et ce en conservant des positions très importantes. Castel est un grand brasseur de bières dans bon nombre de pays, mais également distributeur d’eaux gazeuses, marché pour lequel ils sont en pole position. En plus des chemins de fer, Bolloré s’occupe actuellement de ranimer des salles de cinéma en Afrique ; c’est ainsi, en quelque sorte, le visage du soft power français en Afrique : avec Vivendi, les 500 000 abonnés perdus par Canal + en France sont en train d’être compensés en Afrique, où Canal + Afrique compte près de 2,5 millions d’abonnés. Ils savent que le marché se trouve là. »

Genèse d’une trilogie

Raconter des histoires, c’est primordial dans le travail de la compagnie Acétés.

C’est ainsi qu’après avoir cheminé un temps (entre 2013 et 2017) avec l’univers de Gustave Akakpo, Cédric Brossard lui confie l’écriture de la prochaine création d’Acétés.
Ensemble, ils découvrent le projet de boucle ferroviaire piloté par le groupe Bolloré, sensée relier Abidjan à Cotonou et Lomé en passant par Ouagadougou et Niamey : 1 500 km de voie ferrée à réhabiliter, 1 500 à construire, 2,5 milliards d’euros d’investissement, 30 fois la tour Effel en tonnage de rails, le volume de la pyramide de Khéops en ballaste, voici les ingrédients de la conquête de l’ouest africain menée par ce groupe industriel français.

Immergés dans l’univers du Western pour la création de Bolando, roi des Gitans, la compagnie redécouvre avec évidence un incontournable du genre : la trilogie du dollar.
Le désir de poursuivre cette aventure sous la forme d’une trilogie apparait ainsi.

La trilogie du CFA

de Gustave Akakpo

Traque

de Hakim Bah

...........

de Dieudonné Niangouna

La BBC Afrique… à la française

Un écart se joue dans la mondialisation du continent : alors que l’État français fantasme toujours son influence en Afrique et dans le monde, quelques grands groupes français – qui ne représentent pas l’État à la différence d’Elf dans les années 1960-1990 – se taillent la part du lion : « Bouygues, Bolloré, Castel : le trio des condottieri » comme les appelle Antoine Glaser dans son ouvrage Arrogant comme un français en Afrique (Ed Fayard) :

« Lorsque les parts de marché de la France se sont effondrées en Afrique, ce qui a dominé d’un point de vue du business, est ce que l’on appelle le « business français familial », incarné par ce que j’appelle avec humour la « BBC » : Bouygues, Bolloré et Castel. Dans ces trois cas, on est en présence de personnalités qui investissent leur propre argent et qui, par ailleurs, connaissent bien les élites locales. Ce sont les seuls qui ont réussi à se maintenir, et ce en conservant des positions très importantes. Castel est un grand brasseur de bières dans bon nombre de pays, mais également distributeur d’eaux gazeuses, marché pour lequel ils sont en pole position. En plus des chemins de fer, Bolloré s’occupe actuellement de ranimer des salles de cinéma en Afrique ; c’est ainsi, en quelque sorte, le visage du soft power français en Afrique : avec Vivendi, les 500 000 abonnés perdus par Canal + en France sont en train d’être compensés en Afrique, où Canal + Afrique compte près de 2,5 millions d’abonnés. Ils savent que le marché se trouve là. »

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